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Les bouquins trimballeurs

A Saillans il y a une petit enseigne autogérée ouverte en continue qui ne paie pas de mine vers les poubelles de tri, mais qui porte bien son nom - "L'abri du besoin".
Chouette surprise fidèle à l'esprit drômois, d'autant plus appréciable à une époque où les dépôts-ventes prennent le dessus sur Emmaüs. Un endroit qui se remplit toujours de petits trésors dont les gens n'ont plus besoin. Et pour moi qui aime récupérer des choses, l'endroit rêvé où fureter. Pourquoi je vous parle de cette boutique gratuite ? Parce que j'y ai fait une belle rencontre.

Invitez moi à voyager.

Invitez moi à voyager.

J'y ai trouvé un bouquin qui m'a bien parlé, avec sa vieille odeur des années 70. Un genre qui me touche particulièrement depuis Sylvia Plath : l'héroïne-autobiographie. En plus, il s'agit là d'une femme qui a eu un rôle important dans ma période lycéen cinéphile dévoreur de vhs... Le genre de coup de foudre qui dure, même si on ne se revoit plus, pendant très très longtemps. Liv Ullmann revit enfin sous mes yeux, en se livrant, en délivrant ses secrets, ses amours, ses humeurs.

Ses notes légères et profondes qui se lisent comme une belle missive.

On se réfugie dans un livre comme pour retrouver un souffle perdu, tant notre respiration est tumultuée par les spirales virtuelles.

Ce livre terminé, je me suis demandé quelle pourrait être sa destiné. Je veux qu'il reprenne la route. Alors, voilà, je propose aux lecteurs, lectrices, de ce blog, de laisser en commentaire le nom d'un livre que vous voulez faire voyager à votre tour. Je choisirai d'envoyer par laposte "mon" livre au titre qui me parlera le plus. Délestez vous d'un livre pour pouvoir vous envoler à votre tour.


 

Analyse, Critique, poetry, BooksSento
d'amourchine

"People overestimate what they can do in a single day
and underestimate what they can do in their whole lives."

poetrySento
Vous m'avez donné un souvenir que je n'oublierai jamais.

J'ai trouvé dans une chanson que j'affectionne une citation qui me parle. A la fin du morceau joué avec une chorale, William Sheller conclue ce qui me rappelle pourquoi je suis photographe.

PS. Des nouvelles - je rentre en France pour l'été qui arrive, nous quittons la Nouvelle-Zélande à la fin du mois, pour rentrer pépèrement.

Films, poetrySento
petit à petit le nid quitte son arbre

Depuis notre invisible vallée aux mille martin-pêcheurs
Ensevelis dans une nature bruyante, totale
et sauvage

La chorale des oiseaux s'interrompt entre chiens et loups
Et à la lumière de la nuit nos envies
s'éveillent

Les Tuis jacassent dans les oliviers
Les nids du coin n'ont plus de secrets pour moi

J'ai soulevé les jupes des arbres alentour
Dix mille abeilles excitées butinaient
remplie d'appétence pour ce si
délicat pollen

Gardiens des ronces et des chardons
Le bleu des oeufs nous laisse bouche bée

J'apprends le goût de la terre à pleines dents

ça n'a pas de prix de vivre des bris de réalité rêvée
mais inabordable auparavant

Life, poetrySento
Je veux vivre des vies déviées

Les envies fondues de declenchage
à peine assouvies par un récent sursaut
n'attendent qu'un nouvel atelier
qu'un nouveau noir rougissant

De longs mois dans un autre pays
mon à l'envers secouant
l'identité questionnée
le sage rasage
d'ailleurs

Chambre des apparitions
je t'attends tellement
où es tu

Les langues du voyageur se multiplient
tandis que le divisionnisme des comètes
amènent loin des choses agendifiées
telles qu'on les voulait destinables

Le thym d'une décision ne se cueille pas
Pas plus que la sauge d'une boule-versade
Ne révèle son secret qu'après coups

Yohann.

PS. Adieufacebook
#vivons heureux vivons cachés